Du 5 au 9 mai 2026 | Fort-Dauphin, Région Anosy
Dans le cadre de la campagne nationale de vulgarisation menée par le Projet GEF6-AMP, les régions Anosy et Androy ont bénéficié d’un atelier régional d’information tenu à Fort-Dauphin du 5 au 9 mai 2026. Présidée par le Préfet de Tolagnaro et Androy, cette session a réuni l’ensemble des acteurs clés concernés par la gestion des Aires Marines Protégées (AMP) dans le Grand Sud de Madagascar.
Un cadre juridique renforcé pour la conservation marine
Adoptée en 2015, la loi n°2015-005 portant refonte du Code de Gestion des Aires Protégées (COAP) avait posé les bases d’une conservation renouvelée, engagée notamment suite à la Promesse de Sydney — engagement pris par Madagascar lors du Congrès mondial des Parcs de 2014 — de tripler la superficie des AMP dans le pays.
Depuis, le paysage réglementaire a continué d’évoluer. En juillet 2025, le Conseil de Gouvernement a adopté un nouveau décret d’application de ce COAP, fruit d’un long processus de consultations régionales et nationales. Ce texte actualisé modernise et précise les modalités de création et de gestion des AMP, renforce les dispositifs applicables aux aires protégées terrestres, et introduit des mécanismes plus flexibles et inclusifs pour accompagner les communautés côtières.
Parallèlement, un arrêté interministériel fixant le processus de reconnaissance des Autres Mesures de Conservation Efficaces par Zone (AMCEs) a été officialisé, ouvrant la voie à de nouvelles formes de gouvernance locale de la biodiversité marine.
Une campagne nationale de vulgarisation portée par le Projet GEF6-AMP
Depuis l’adoption de ces deux textes, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD), à travers le Projet GEF6-AMP financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF), conduit une campagne de diffusion et de vulgarisation dans toutes les régions côtières du pays.
L’objectif est clair : rendre ces textes pleinement opérationnels sur le terrain, en s’assurant que chaque acteur qu’il soit agent de l’État, élu local, pêcheur, représentant d’ONG ou du secteur privé connaisse ses droits, ses responsabilités et les mécanismes de gouvernance qui encadrent les aires protégées marines et côtières.
Ce que le nouveau décret COAP change concrètement
Les présentations animées par un expert légal ont couvert les huit grands axes du nouveau décret :
i) l’amélioration de la gestion de proximité ; ii) la sécurisation du droit à l’information et à la participation ;
iii) le renforcement de la sécurisation des activités de sauvegarde ;
iv) la mobilisation de techniques souples pour encourager la participation communautaire à la gestion des aires ;
v) l’aménagement des sous-zonages ;
vi) l’allègement des formalités de délégation de gestion ;
vii) la prise en compte des techniques d’exploration pétrolière à moindre impact
viii) la réaffirmation du rôle de l’Office du Cinéma dans la gestion des ressources naturelles.
