DISCUSSION AUTOUR DES ENJEUX DES RESSOURCES GÉNÉTIQUES POUR LE PAYS MAIS SURTOUT POUR LES COMMUNAUTÉS LOCALES

DISCUSSION AUTOUR DES ENJEUX DES RESSOURCES GÉNÉTIQUES POUR LE PAYS MAIS SURTOUT POUR LES COMMUNAUTÉS LOCALES

 

Depuis quelques années, la propriété anti-leucémique de la pervenche rose de Madagascar a été identifiée. Toutefois, le pays et surtout les détenteurs du savoir à l’origine de la découverte de ces caractéristiques ne profitent pas des bénéfices. C’est une forme de biopiraterie. La biopiraterie est l’utilisation lucrative de substances aux propriétés médicinales, sans que les populations à l’origine de la découverte de ces principes actifs ne bénéficient des retombées. Afin de prévenir la biopiraterie, la Convention sur la Diversité Biologique, signée en 1993 exige que l’exportation des ressources génétiques d’un pays nécessite un accord avec les autorités compétentes ainsi qu’avec les populations concernées. En outre, le protocole de Nagoya sur l’accès et le partage équitable des avantages qui découlent des ressources génétiques permet la participation des communautés à travers le consentement préalable. En effet, la biopiraterie est un frein pour l’économie du pays. C’est ainsi que divers acteurs étatiques et privés, des centres de recherches et des universités ainsi que des ONG travaillent pour valoriser les ressources génétiques non seulement au profit des entreprises mais aussi pour le pays et les communautés locales.

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