Concilier sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales et Conservation de la faune sauvage.

Concilier sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales et Conservation de la faune sauvage.

Ce mardi 30 avril 2019, Madagascar lance son projet de gestion durable de la faune, qui s’inscrit dans le cadre d’un programme global financé par le 11ème Fonds Européen de Développement de la Commission Européenne pour une stratégie intra-ACP (groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) déclinée dans douze pays ACP pilotes. L’ouverture officielle de cet atelier a été présidée par le Ministre de l’Environnement, et du Développement Durable, Monsieur Alexandre GEORGET à Antaninarenina.
Ce programme présente le double objectif de conserver la faune sauvage, les écosystèmes et les services qu’ils rendent, tout en améliorant les conditions de vie et la sécurité alimentaire et nutritionnelles des populations qui dépendent de ces ressources pour leur bien-être. Pour cela, il vise plus spécifiquement à expérimenter une exploitation légale et durable des populations d’espèces animales résilientes à la chasse et à la pêche par les population rurales, tout en augmentant et en diversifiant les apports en protéines provenant de sources alternatives.

A Madagascar, les populations rurales dépendent encore fortement de la chasse et de la pêche pour leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, mais aussi pour leurs revenus, du fait de l’enclavement et des opportunités économiques limitées. Cette situation constitue un exemple de lien précaire homme-environnement, dans lequel les populations rurales en forte croissance démographique dépendent des écosystèmes pour leur subsistance, mais sont également responsables de leur destruction. En effet, pour de nombreuses espèces endémiques, la chasse est écologiquement non durable, même si elle fournit actuellement aux communautés locales des protéines et des micronutriments essentiels. Cette situation enferme les communautés locales dans un cycle de pauvreté, d’insécurité alimentaire et de mauvaise santé destiné à perdurer si la faune sauvage et son habitat naturel venaient à disparaître sous les pressions humaines.

« Parmi les 7 bouquets d’actions cohérentes et complémentaires de manifestation de l’Emergence de Madagascar figure l’Emergence environnementale. Ce bouquet vise à ce que les ressources naturelles et énergies renouvelables soient sauvegardées et exploitées rationnellement pour ainsi diminuer l’émission des gaz à effet de serre, les exploitations illicites des ressources naturelles », tels ont été les mots du Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Monsieur Alexandre GEORGET lors de son allocution devant ses collaborateurs et ses différents partenaires.
Le projet SWM Madagascar va tester un modèle visant à créer les conditions nécessaires pour pérenniser les stocks et sécuriser l’accès à la faune et son utilisation par les populations rurales les plus vulnérables, sans porter préjudice à la conservation de la biodiversité.

Comme, l’approche multidisciplinaire innovante du programme est soutenue par un consortium de partenaires aux expertises complémentaires pour assurer la mise en œuvre du programme, incluant l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Wildlife Conservation Society (WCS), le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) et le Center of International Forestry Research (CIFOR).

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